A la rencontre des Agripreneurs de l’ESA/ INPHB Yamoussoukro

A la rencontre des Agripreneurs de l’ESA/ INPHB Yamoussoukro

Ouattara Ama Kady, Ceo de Nidia Aliments

Titulaire d’un master en droit, elle met de côté ces études de droit pour un BTS en agronomie tropicale. Elle en ressort avec une grande expérience qui va lui permettre de mettre sur pied ‘’Nidia Aliments’’, une entreprise de production d’aliments de volailles et de lapins.

Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer Nidia Aliments ?

C’est déjà une passion. Mes parents sont éleveurs. J’ai donc évolué dans cet environnement depuis le bas âge. Après l’obtention de mon master en droit, j’ai décidé de faire un BTS en Agronomie Tropicale. Ce qui m’a permis de mieux appréhender ce domaine.

Votre parcours avant l’entrepreneuriat…

Avant de venir à l’entrepreneuriat, j’ai travaillé dans quelques structures. J’ai fait un master en droit.

Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face pour lancer votre entreprise ?

Il y’a eu d’abord ma famille qui s’est opposée à ma décision. Mes parents ne voulaient pas que je me lance dans ce domaine. Pour eux, puisque j’ai fait le droit, je devais être juge ou avocat. Ils ont essayé de me décourager en me disant que ce chemin était trop difficile. A côté de cela, j’ai été confronté à un problème de financement pour le démarrage de mon entreprise.

Comment avez-vous résolu ces problèmes ?

Pour mes parents, j’ai pris le temps pour leurs expliquer. Ils ont fini par comprendre. Quant au financement, c’est la famille, surtout ma mère  qui m’a aidé dans mes débuts. Ça ne suffisait pas à développer l’entreprise, j’ai donc intégré le programme Enable Youth, financé par la BAD en partenariat avec l’ESA, pour bénéficier de l’accompagnement technique et financier qu’il offre.

Avez-vous essayé d’obtenir un prêt auprès des institutions financières?

On a essayé d’avoir des financements auprès de ses institutions, mais ça été mission impossible parce qu’ils n’avaient pas confiance.

Si vous aviez la possibilité de vous installer à Abidjan, le feriez-vous ?

Ça ne me poserait pas de problème. Au préalable, je ferais une étude de marché pour voir s’il y’a suffisamment d’élevage là-bas avant d’implanter l’entreprise. Il faut avoir les éleveurs à proximité pour écouler plus facilement les produits.

Quels sont difficultés que peut rencontrer un entrepreneur à Abengourou ?

Ce sont les mêmes problèmes que peut rencontrer un entrepreneur à Yamoussoukro. Les problèmes d’accompagnement techniques et financiers. Abengourou est une zone où il y’a beaucoup d’éleveurs. Au niveau de l’écoulement des produits, je n’ai pas de problème. C’est le financement qui est la principale difficulté.

Un conseil à donner aux jeunes de Yamoussoukro qui veulent se lancer ?

C’est de vivre leur passion, de poursuivre leur rêve. C’est en cela qu’ils pourront réellement se réaliser. L’agriculture nourrit son homme.

Comment vous joindre au besoin ?

Tel : (+225) 09 97 46 71

Email : amakady93@gmail.com

Merci et bonne chance !

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