A la rencontre des agripreneurs de l’ESA/ INPHB Yamoussoukro

A la rencontre des agripreneurs de l’ESA/ INPHB Yamoussoukro

Koné Gninlnagnon, Ceo and  Founder de Nouvelles Industries Agroalimentaire de Côte d’Ivoire (NIACI).

Après maints échecs, cet ingénieur en gestion d’entreprise agricole, n’a jamais baissé les bras. Koné Gninlnagnon est l’homme derrière Nouvelle Industrie Agroalimentaire de Côte d’Ivoire (NIACI), entreprise de transformation de produits agricoles. Nous l’avons rencontré …

Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer votre entreprise ?

Je suis un passionné de l’agriprenariat, c’est pourquoi j’ai orienté mes études dans ce secteur. Je me suis dit que l’idéal pour moi ce serait ma propre entreprise vu que j’avais déjà les idées et qu’il y’avait un marché assez considérable qu’on pouvait exploiter. J’ai lancé deux startups qui n’ont pas vraiment eu de succès. J’ai fini par lancer Nouvelle Industrie Agroalimentaire de Côte d’Ivoire (NIACI) qui fait vraiment ma fierté à travers notre projet Nutririz, portant sur la production de farines infantiles à bases de céréales locales.

Votre parcours avant l’entrepreneuriat…

J’ai passé 3 ans à la tête d’une coopérative de transformation agricole à Katiola. J’ai profité de l’expérience que j’ai accumulée auprès de cette coopérative pour lancer en parallèle mon entreprise. Cela fait maintenant 7 ans que je suis dans l’entrepreneuriat.

Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face pour lancer votre entreprise ?

Au départ, ce n’était pas facile. Il fallait d’abord trouver le financement pour poser les bases de notre entreprise. On n’a pas d’accompagnement au niveau des institutions financières donc il fallait essayer de lever des fonds d’une autre manière. On a eu par la suite des difficultés à pénétrer le marché avec nos produits. Il nous a donc fallu à chaque fois revoir les produits ou refaire une étude de marché pour voir comment pénétrer ce marché.  On a été aussi confronté à un problème de personnel. Notre personnel expérimenté était à maintes reprises débauché par d’autres entreprises. On était obligé de tout reprendre à zéro.

Comment vous avez résolu ces problèmes ?

Au niveau du personnel, on a essayé de s’encadrer de jeunes qui vraiment venaient à leur première expérience. On a essayé de faire en sorte qu’il ait un intérêt dans l’entreprise. Nous avons consacré 10 % de notre capital qui peut être souscrit par les salariés de l’entreprise au cas où ils atteindraient un certain niveau d’expérience dans l’entreprise. Cela a fait qu’on a aujourd’hui un petit bloc qui est toujours là. Ils savent que si ça marche, ils auront eux aussi un intérêt. Pour le financement, on a essayé de contacter des personnes de bonnes volontés qui pourraient nous apporter un appui financier et en apportant des fonds propres. On a également essayé de financer une partie de nos besoins en fonds de roulement par nos clients en leur demandant des avances sur leurs commandes. De tels apports financiers ne peuvent ni accroitre la capacité de l’entreprise ni faire d’investissements à long terme. Ils ne peuvent que nous permettre de résoudre les problèmes de trésorerie. C’est pour ça que nous avons intégré le programme Enable Youth de la BAD en partenariat avec l’ESA. A travers ce programme, nous avons reçu des formations qui nous ont permis d’améliorer la qualité de nos produits. On a acquis des connaissances en termes de gestion d’entreprise. Tout cela nous a permis d’avoir une meilleure visibilité sur notre secteur. Et avec l’accompagnement financier qui est prévu, nous prévoyons de passer à une autre étape.

Quels sont les difficultés que peut rencontrer un entrepreneur à Yamoussoukro ?

Il y’a d’abord le problème de financement. Les institutions financières ne font pas confiance aux entrepreneurs. Aussi, nous avons le problème formation. Il n’y a pas assez de structures d’accompagnements comme à Abidjan. Il n’y a que Agri’nove, l’incubateur de l’ESA et les programmes Enable Youth et PPAI Bélier de la BAD que je connaisse. Pour bénéficier des autres programmes, nous sommes obligés d’aller à Abidjan.

Si vous la possibilité de vous installer à Abidjan, le feriez-vous ?

Le siège social de notre entreprise se trouve à Abidjan. Mais nous prévoyons d’installer une usine pour la transformation à l’intérieur ici pour être plus proche des fournisseurs. Au niveau commercial, notre cible c’est la ville d’Abidjan qui est un très grand marché de consommation. Les produits finis y sont acheminés pour la commercialisation. Le pouvoir d’achat ici n’est pas le même qu’à Abidjan. S’il y’a une possibilité de s’installer à Abidjan et si les conditions (taxes allégées, locaux à moindre coûts) sont réunis pour pouvoir tenir dans les débuts. Nous sommes prêts à nous installer à Abidjan.

Un conseil à donner aux jeunes de Yamoussoukro qui veulent se lancer ?

Il faut oser. Il ne faut pas qu’ils aient peur. Qu’il ne se pose pas dix questions. L’entrepreneuriat est un secteur qui nourrit son homme. Tous ceux qui ont des idées qu’ils se lancent. C’est vrai que ce n’est pas facile, mais au fur et à mesure, on arrive à lever les obstacles.

Comment vous joindre au besoin ?

Tel : 49929092 / 04659153

Email : riz225ci@gmail.com / gninlnagnonkone@gmail.com

Facebook : New rice – Niaci

Merci et bonne chance !

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