Le growth hacking : l’art de booster votre croissance

Le growth hacking : l’art de booster votre croissance

Développer rapidement son activité et booster ses ventes sont de véritables challenges pour les petites entreprises qui ont rarement le temps, les ressources et le budget nécessaires au lancement de grosses campagnes marketing. Le consommateur étant de plus en plus versatile, les entreprises doivent trouver de nouvelles manières de les séduire, les attirer et les fidéliser. D’où l’émergence de nouvelles stratégies de développement comme le «Growth Hacking». Découvrons cette méthode qui fait tant parler d’elle…

Le growth hacking, qu’est ce c’est ?

Le growth hacking se définit comme une activité consistant à activer la croissance d’une entreprise, notamment d’une startup, par un ensemble de techniques de marketing permettant d’accélérer rapidement et significativement la croissance de son chiffre d’affaires en peu de temps et avec un petit budget. Il peut s’avérer utile dans deux principales situations. D’abord, lorsqu’une nouvelle entreprise souhaite agrandir sa clientèle et faire connaître ses services ou produits, puis quand elle veut augmenter son nombre d’abonnés sur les réseaux sociaux. Comme tout passe par le web, cette solution reste gratuite ou presque, pour le reste, il ne s’agit que de votre imagination et de votre capacité à vous différencier des autres.

Ses différentes composantes

Pour accélérer la croissance d’une entreprise, le growth hacker va utiliser un cheminement, une matrice appelée : la matrice AARRR  (=Acquisition – Activation – Rétention – Revenue – Referral).

  1. Acquisition

Cette première étape consiste à attirer des internautes sur un service (via différents canaux : réseaux sociaux, SEO, SEA, etc.). En d’autres termes : de l’acquisition de trafic. Pour réussir à faire de l’acquisition, il faut que la proposition de valeur du service proposé soit suffisamment pertinente et que l’internaute la visualise très rapidement.

  1. Activation

Une fois que les internautes sont arrivés sur la page d’accueil, et ont vu la proposition de valeur, il faut réussir à les faire adhérer. Autrement dit : transformer l’internaute en utilisateur. Un moyen typique de mesurer le degré d’activation : les inscriptions (newsletter, flux RSS ou autre). Pour réussir cette étape, il faut faire en sorte que l’utilisateur ait une première expérience satisfaisante du produit ou du service. Il faut qu’il se dise « ah oui, pas mal, bon allez je m’inscris ».

  1. Rétention

Pour cette étape, il faudra faire en sorte que les utilisateurs du service deviennent actifs et l’utilisent régulièrement, via par exemple des mises à jour régulières, des nouveautés, la proposition de nouvelles fonctionnalités, l’organisation d’événements, les bons de réduction, les programmes fidélité, le drip marketing, etc. Cette étape est parfois négligée, mais c’est une erreur à ne pas commettre. Il est important de bien travailler la rétention avant même de chercher à faire du referral. Les gens aiment. Il ne reste plus qu’à poursuivre le filon.

  1. Revenue

Il s’agit, à ce stade de transformer les utilisateurs actifs en chiffre d’affaires. C’est l’étape vers laquelle tout le travail du growth hacker  tend, mais qui, pourtant, n’arrive qu’à la fin. C’est l’étape de monétisation (pub, souscription…) au cours de laquelle les prospects deviennent de véritables clients.

  1. Referral

cette dernière étape consiste à tout mettre en œuvre pour que les utilisateurs actifs du service deviennent des ambassadeurs du service auprès de leur réseau. On est ici au cœur du Growth Hacking : la viralité. C’est la viralité qui va permettre à la base utilisateurs de grossir de manière exponentielle ou par croissance géométrique. Le Growth Hacker peut utiliser toute une palette d’actions pour accroître le referral : offres de parrainage, codes promos, jeux-concours, etc.

La matrice suivante explique très bien la philosophie du growth hacker :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des entreprises qui ont tiré profit du growth hacking

Voici quelques exemples d’entreprises qui ont utilisé le growth hacking avec succès. Ces différentes compagnies dont nous allons vous parler sont extrêmement connues, mais certaines d’entres-elles ont vraiment mis du temps à se faire connaître. On espère que ces exemples vont vous inspirer.

Hotmail

À leurs débuts en 1996, Hotmail a eu du mal à développer sa base d’utilisateurs. Vu que les créateurs n’avaient pas le budget nécessaire pour faire la publicité classique, ils décidèrent d’ajouter en bas de tous les mails une signature originale : « PS : I love you. Get your free e-mail at Hotmail » (en français, PS : Je t’aime. Obtiens ton courriel gratuit avec Hotmail) afin d’inciter les destinataires des courriels à s’inscrire à ce nouveau service. Seulement 6 mois après,  ils atteignent 1 million d’utilisateurs et 5 semaines plus tard, 2 millions d’utilisateurs. Ainsi, de par cette simple phrase aussi attirante qu’intrigante, l’entreprise a conquis de nombreuses personnes et développé une visibilité extrêmement importante. C’est le premier Growth Hack de l’histoire.

Airbnb

Créée en 2008, Airbnb est un des exemples de growth hacking les plus connus. Ayant des difficultés à se faire connaître, les fondateurs de la plateforme décident de se greffer au site américain à forte audience Craiglist (équivalent de « Le bon coin » en France). Ils ont postés des petites annonces venant d’Airbnb sur ce fameux site. C’est à dire que dès qu’un utilisateur postait une annonce sur Airbnb, l’annonce était automatiquement publié sur le site. Cette technique a permis d’augmenter considérablement le trafic d’Airbnb.

Spotify

Spotify a également utilisé ce procédé pour se faire connaître mais avec un autre géant américain : Facebook. En 2011, le service de streaming musical à développer un système permettant de partager automatiquement la musique écoutée sur Facebook. Ainsi, tous les contacts de l’utilisateur pouvait découvrir le service proposé par Spotify qui est aujourd’hui un des leaders de son marché.

 

Team Entrafrica

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